Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 10:08

On a la vie qu’on peut

Pas celle que l’on veut

Tout dépend du vent fou

Qui mène on ne sait où

Au grès de ses humeurs

Des folies et ferveurs

J’ai une vie rangée

Pas une vie rêvée

Aux côtés d’une femme

Sans envie et sans flamme

Un’ putain de tendresse

M’étreint à son adresse

Il n’est plus de passion

De douce déraison

Qui m’emballe le cœur

Que je comble d’ardeur

 

J’ai connu d’autres amours

Des sentiments trop lourds

Plombés comme une enclume

La tripe en amertume

Voulu partir au ciel

Vaincu par trop de fiel

Je manquais d’air sur terre

Sensations d’un enfer

Je n’avais pas compris

Qu’ainsi vient va la vie

Et que les sentiments

Doivent voler au vent

Comme des plumes libres

Légères et un peu ivres

On ne doit pas mourir

Ou alors de désir

 

Mais j’ai un songe doux

Je m’évade c’est tout

Un’ grenouille au cœur tendre

Dont j’ai tant à apprendre

Un’ fleur à effleurer

Un corps à se damner

Des seins de soie suave

Des doigts aux accents graves

Qui m’apaisent le sang

Qui m’attisent les sens

Comme un jardin intime

Brûlant de braises infimes

Je m’évade à ses mains

Juste au creux de mes reins

Comme un cadeau divin

Sensation de satin

 

Demain je la revois

Pour oublier mon toit

Ne m’en faut pas beaucoup

Pour sourire à genoux

Pour tutoyer les anges

Un bonheur bien étrange

Un bonheur qui fait peur

Contre ma tite fleur

Et si elle m’embrasse

Et si elle m’enlace

Et si elle se donne

D’un élan s’abandonne

D‘un baiser m’étourdit

Et brave l’interdit

D’une caresse lente

Pour tout dire indécente

 

Moi je m’en fous j’ai Rose

Mon secret et ma pause

Mon soin des ecchymoses

De la vie et des choses

Du quotidien morose

Du mal que l’on s’impose

Les sens en sinistrose

Le cerveau qui implose

Moi je m’en fous j’ai Rose

Et nos deux corps proposent

Des danses que l’on ose

Des couleurs juste écloses

Les paupières mi-closes

Nos sexes qui s’opposent

Y’a pas besoin de clauses

Moi je m’en fous j’ai Rose

Par Tontontuc
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 10:32

J’ai entrouvert la baie vitrée

Un peu de vent chaud

S’amuse de mes cheveux

Je ferme un peu les yeux

Du thé à la menthe qui infuse

Tout semble tranquille ce soir

Un peu de bruit monte de la ville

La nuit est belle de tant d’étoiles

Qui brillent au firmament

Et au milieu tout comme un phare

Il y a la lune qui s’éveille

Et je me dis oui je me dis

Que peut-être en ce moment

Toi aussi perdu là-bas

Tu la regardes comme un cadeau

C’est peut-être la seule chose

Qu’il nous reste à faire ensemble

Peut-être que nos gènes s’imposent

Pour qu’on se retrouve en cet instant

Moi ici et toi là-bas si loin

A observer le ciel et ses tourments

Une même lune pour toi et moi

Voilà qu’une larme glisse sur ma joue

A cette heure de la journée

J’ai tombé l’armure de mon visage

Les odeurs et les couleurs de mon corps

Que les hommes apprécient tant

Je me retrouve face à moi-même

Mes démons et mes vérités

Inacceptables

Je me laisse gagner par l’émotion

Je pense à mon Petit Prince

Qu’ils ont amené là-bas si loin

De mes souffles et de mes baisers

De mes bras et de mes yeux

Qui ne le voient pas grandir

La blessure saignera à jamais

Elle ne pourra pas se refermer

On m’a volé une partie de mon corps

On m’a arraché ma raison d’être

On a enlevé mon Petit Prince

 

Pourtant je continue à respirer

Parce qu’il y a la lune qui m’appelle

Elle me réclame tous les soirs

Car je suis sûre je suis certaine

Qu’il la regarde lui aussi

Comme on admire un don du ciel

Par Tontontuc
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 10:20

 C’est sûr je n’aurai pas

Ton corps de femme enfant

Lolita de 30 ans

Comme un ersatz

A l’odeur de soufre

Une miniature de déesse

Ni tes seins

De tout un bout tendu

Ni tes reins

Comme une cascade

Je ne t’aurai pas

Je l’ai su d’un sourire

Et d’un œil qui vrille

D’une pression de main

Sur mon avant-bras

D’un rire évaporé

Aux relents de bière

 

C’est sûr je n’aurai pas

Ce corps qui part en dansant

Les cheveux au vent

The nana trop bath

Je sens comme un gouffre

Qui m’étreint

Un appel éperdu

De muet qui geint

J’aurais aimé sucrer le fade

De mon existence raplapla

Me perdre pour le pire

M’enivrer de tes guenilles

Et goûter au satin

D’un baiser de cobra

Comme envoûté

D’une soudaine fièvre

 

Suis allé au comptoir

Boire une autre bière

A la radio ils ont dit

Que Bashung était mort

Putain…

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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 13:04

Peut-être un jour

Je retrouverai

Le goût d’écrire

Et de décrire

Et de maudire

De titiller les mots

Les malaxer

Comme un uppercut

Sur l’occiput

Et le maxillaire

La soif d’écrire

Comme on se délecte

D’une goutte d’eau

En plein désert

Et de parler

Et d’évoquer          

Dans un hoquet

Et de parler

De la vie qui se meurt

A chaque expiration

De la vie qui renaît

A chaque inspiration

L’inspiration du poète

Face à la page blanche

L’inspiration d’un fêlé

De cette foutue vie

Qui ouvre ses poumons

Quand d’autres s’ouvrent les veines

Pour toujours mieux parler

De la vie qui s’en va

De la vie qui s’essouffle

De la vie qui s’exhale

Peut-être un jour

Je retrouverai

Le goût d’écrire

Les filles en fleur

Et leur robe légère

Comme un pétale

Offert au vent

Comme un pétard

Qui nous explose à la face

Parce que bordel c’est la vie

 

Peut-être un jour

Je retrouverai

Le goût d’écrire…

 

 

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 17:43
J'estime avoir eu de la chance. Comme tout le monde ici, j'ai été victime de la fermeture inattendue de notre précédent immeuble. Même pas possible de rentrer par la fenêtre... Mais je ne suis qu'une victime morale : je n'avais plus le plaisir de venir lire mes amis. Car mes écrits, j'avais eu la sagesse de les enregistrer au préalable. Ouf... Pourtant, depuis la fermeture, je n'ai plus rien écrit. Un peu comme si chacun de vous me poussait, à écrire, par un mot, une présence, une attention, une odeur, une musique, un petit truc impalpable qui se dégage dans l'air... J'espère bien retrouver cela ici. Et recommencer un peu à écrire car je n'ai plus rien écrit depuis la fermture de l'immeuble. A quoi tiennent les choses...
Histoire de se souvenir, je ressors un vieux texte. Voilà comment je voudrais cet immeuble, comme une grande maison ouverte à tous...


Et du feu dans la cheminée

Eh bien tout finit par arriver

Il neige enfin à gros flocons

J’ai allumé la cheminée

Le feu crépite plein de vie

Me suis servi un verre de bourbon

Que je sirote devant la fenêtre

En contemplant les plumes d’ange

Qui dansent aux lueurs des réverbères

C’est quand même drôle que je pense à ça

Je t’ai revue tard l’autre soir

Fallait pas s’attendre à autre chose

Tu m’as évité soigneusement

Au juste tu avais bien raison

Qu’aurions nous encore à nous dire

Des banalités de bas étage

Des choses qu’on ne pense même pas

Mais vois-tu ce qui me fait rigoler

C’est ce que j’ai pensé en te voyant

Fringuée comme un sac de patates

Une pute du bord du Canal

J’ai bien vu les rides à ton front

Tes joues creusées de méchanceté

C’est ce qu’il arrive quand ma foi

On se force à ne plus sourire

Quand on se construit avec tant de force

Une masque froid devant la peau

J’ai vu aussi tes doigts de vieille

Faut se méfier des extrémités

Quand on refuse de vieillir

Le corps explose c’est normal

Alors vois-tu ce soir je ris

Je bois même un autre bourbon

Je regarde tout autour de moi

Jamais je ne te remercierai

Assez de m’avoir laissé choir

J’ai reconstruit un petit nid

Lentement en me redonnant

L’espoir d’un jour revoir la nuit

Sans crainte d’un mauvais lendemain

Chez moi y’a quelques livres qui traînent

Et de la musique plus qu’il n’en faut

Quelques couleurs chaudes sur les murs

Et du feu dans la cheminée

Pour recevoir au mieux les amis

Et du vin au fond de ma cave

Pour parfois refaire le monde

Dans de grands rires insensés

 

Quelle joie je ne t’aime plus

En voilà un beau monde insensé !

 



Au fait, quelqu'un a t-il des nouvelles de Jade ? 
Par Tontontuc - Publié dans : la communauté Cali - Communauté : La communauté Cali
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